L'enfant d'Odienné
Imaginez un enfant né à Odienné, dans le nord-ouest du pays. Ses parents paient des impôts comme tout le monde. Mais les écoles, les hôpitaux et les routes de sa région dépendent d'une décision prise à Abidjan, par des gens qui ne connaissent peut-être pas son village. Ce n'est pas de la mauvaise volonté : c'est la conséquence d'une architecture qui concentre le pouvoir au centre.
Les 4 problèmes structurels
IVOIRE CONCORDE identifie quatre dysfonctionnements structurels dans le système actuel :
- La sur-centralisation administrative : Toutes les décisions importantes passent par Abidjan. Les régions n'ont pas les moyens de gérer leurs propres priorités.
- La concentration des ressources : Les investissements publics et privés se concentrent sur la capitale économique, creusant les écarts de développement.
- La faible représentation locale : Les élus locaux manquent de pouvoir réel. Les citoyens ne se reconnaissent pas dans les décisions qui les concernent.
- L'absence de solidarité structurée : Il n'existe pas de mécanisme clair et transparent pour rééquilibrer les ressources entre régions riches et régions pauvres.
La métaphore du moteur
Le système actuel ressemble à une Renault 4 avec le moteur d'un RAV4. La carrosserie (les institutions décentralisées sur le papier) n'est pas adaptée au moteur (la concentration réelle du pouvoir). Résultat : le véhicule surchauffe, consomme trop, et n'avance pas comme il le pourrait. Ce n'est pas le conducteur qu'il faut changer, c'est la mécanique.
Un schéma simple